Le tour du monde de Dino pour EnzoF1.com

Publié le par Dino & Enzo

#02 Dino dans la fournaise de Sepang !


Enzo : Alors que certaines équipes s’apprêtent à célébrer leurs exploits respectifs et relatifs, d’autres plient déjà bagage, direction l’Europe où feront escales pilotes et écuries avant de s’embarquer pour la poussière bahreïnie, dans 15 jours. En attendant, retrouvons Dino, pour recueillir son analyse de la course, à chaud, en direct de Kuala Lumpur. Alors Dino, tu es bien arrivé en Malaisie ?
Dino : Oui, Enzo, j’ai fais attention cette fois-ci, d’ailleurs j’ai profité du vol pour apprendre le calendrier par cœur.
Enzo : Tu es arrivé à l’heure ?
Dino : J’étais là dès mercredi pour être sûr de ne rien manquer.
Enzo : C’est parfait ! Alors, avant de parler de la course, quelle analyse fais-tu du début de week-end ?
Dino : Les Ferrari ont confirmé leur potentiel, entraperçu à Melbourne, même si cette fois-ci les McLaren semblaient un peu résignées, d’ailleurs, pendant les qualifs j’étais dans le garage McLaren avec Martin et il disait à Lewis que s’il voyait qu’il ne pouvait pas améliorer son temps, il pouvait rentrer aux stands pour économiser du carburant ?
Enzo : Martin ? Whitmarsh ? Le directeur de McLaren ?
Dino : Oui, on a sympathisé à Melbourne.
Enzo : Tu ne pouvais pas sympathiser avec Domenicalli plutôt ? Histoire de rester dans la famille ?
Dino : Bah ce n’est pas de ma faute si, chez Ferrari, ils avaient déjà remballé le matériel avant McLaren, quand même.
Enzo : Ah ! Tu marques un point. Sinon, c’est vrai que les McLaren semblaient résignés pendant les qualifs, même si Hamilton a signé un bon temps le vendredi après-midi. Mais dis nous, comme tu étais dans le stand McLaren, tu as suivi dans les coulisses, l’incident qui a valu aux deux pilotes d’être rétrogradés de cinq places ?
Dino : Oui, les pilotes ont roulé au pas pour économiser leur essence, et Martin les a averti qu’il ne fallait pas gêner Heidfeld.
Enzo : Ils ont gêné Alonso aussi.
Dino : Ils avaient juste prévenu pour Heidfeld, ils ont dû oublier Alonso.
Enzo : Ils ne feraient pas ça. Toujours est-il que la sanction a favorisé Heidfeld et Alonso qui ont gagné deux places.
Dino : En effet, et c’est bien la première fois que McLaren favorise Alonso d’ailleurs, à leur insu.
Enzo : Oui ! Donc, les Ferrari avaient le terrain dégagé pour la course, Massa partant en pôle devant Kimi Raïkkonen et donc Jarno Trulli qui fait là sa meilleure qualification depuis longtemps. Que peux-tu nous dire sur cette course ?
Dino : Euh…
Enzo : Pourquoi j’ai le sentiment qu’encore une fois tu vas nous décrédibiliser devant tout le monde ?
Dino : Bah, encore une fois c’est pas de ma faute !
Enzo : Alors, c’est qui cette semaine ? Bernie ? Les organisateurs du Grand Prix ? Ron Dennis ?
Dino : Toi !
Enzo : Moi ?! Bon, d’accord, admettons ! En quoi suis-je responsable ?
Dino : Tout s’est bien passé jusqu’au début de la course. J’ai vu le départ musclé de Massa vis-à-vis de Raïkkonen qui a pris un super bon envol tout comme les McLaren. Ensuite, il y a eu un accident dans le virage 4 !
Enzo : La sortie de Sébastien Bourdais ?
Dino : Je ne sais pas ! Mais, pour voir j’ai sorti les jumelles de mon sac, sauf que je me suis trompé.
Enzo : Je ne vois toujours pas en quoi c’est moi le responsable.
Dino : Bah la semaine dernière, t’étais tellement en colère que tu as coupé court à la conversation avant que je te demande si la course était de jour ou de nuit.
Enzo : Elle était de jour Dino, je te l’ai dis en plus avant de partir.
Dino : J’avais un doute, mais dans l’avion j’ai regardé dans F1 Racing et j’ai su que c’était de jour, mais, par précaution, j’ai pris mes lunettes de vision nocturne Action Man.
Enzo : Le plus grand de tous les héros ? Ce jouet qu’on t’a offert avec ta mère pour tes dix ans ?
Dino : Voilà ! Du coup, je les ai porté à mes yeux et comme, au lieu de pleuvoir, il y avait un grand soleil, bah j’ai vu un grand éclair blanc. Depuis, je vois plus rien, quoique je commence à distinguer les formes.
Enzo : Tu sais qu’à ce rythme Dino, tu vas nous faire perdre notre accréditation.
Dino : Mais j’étais là cette semaine !
Enzo : Peut-être, mais encore une fois, tu n’as pas pu couvrir la course !
Dino : Mais, oui, j’ai vu la suite de la course, enfin, je l’ai entendu. Bon j’en ai raté un gros bout, le temps d’aller à l’infirmerie, mais là-bas, il y avait une télé qui retransmettait la course.
Enzo : En anglais ?
Dino : Bah, non, en malais, on est en Malaisie.
Enzo : Et tu parles le malais ?
Dino : Non, enfin, à part Kuala Lumpur et Sepang, je connais pas d’autres mots en malais.
Enzo : Donc t’as entendu du charabia sur fond de bruits de moteurs ! Tu sais rien de ce qui c’est passé ensuite ?
Dino : Bah déjà je sais que c’est Raïkkonen qui a gagné !
Enzo : Oui, parce que quelqu’un te l’a dit !
Dino : Non, puisque je sors tout juste de l’infirmerie. En fait, à la fin j’ai entendu l’hymne finlandais suivi de « Fratelli d’Italia », donc ça ne pouvait être que Raïkkonen.
Enzo : Bonne déduction fils, mais pour la suite ?
Dino : Bah, je suppose ! Etant donné le rythme des Ferrari, je dirais que Kimi a passé Felipe aux stands et que Massa a terminé deuxième.
Enzo : En effet, Raïkkonen a bien passé Massa au premier arrêt, mais Massa est sorti ensuite avant d’abandonner.
Dino : Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ?
Enzo : Il devait avoir une dizaine de secondes d’avance sur le 3ème et 5 de retard sur Raïkkonen, il voulait sans doute réduire l’écart avec Kimi dans l’espoir de le repasser aux stands !
Dino : Il est con !
Enzo : Dino, surveille ton vocabulaire, s’il te plait !
Dino : Désolé, mais, il a appris à côté de Schumi que quand t’es derrière ton champion du monde de coéquipier, tu assures le doublé !
Enzo : Oui, enfin, Domenicalli aurait pu le lui rappeler par radio, et puis, théoriquement, ils sont traité sur le pied d’égalité.
Dino : Eh, on parle de Ferrari. Y a que Alonso qui n’a pas compris que c’est chez Ferrari que l’on a des égards pour les champions du monde. Donc, si Massa a abandonné, ça doit être Kubica qui fini deuxième !
Enzo : Oui, comment tu le sais ?
Dino : Bah derrière les Ferrari, il y avait Trulli, mais bon, c’est sur une Toyota, soyons sérieux. Reste plus que Kubica qui est parti en 4ème place.
Enzo : Encore une fois, bonne déduction mon fils, mais tu sais que ça ne vas pas suffire de deviner le résultat des courses. Il va falloir que tu trouves un moyen de regarder les courses sans qu’il t’arrive quoi que ce soit. Tiens, si tu as sympathisé avec Whitmarsh, pourquoi tu n’as pas suivi la course depuis les stands McLaren ?
Dino : J’aurai bien voulu, mais je suis plus trop le bien venu là-bas.
Enzo : Qu’est-ce que tu as fais ?
Dino : Après l’incident des qualifications, j’ai dis à Martin qu’il devrait tenir un peu plus ses pilotes, et je crois que ça l’a chiffonné un peu, du coup, il m’a plus parlé.
Enzo : Tu m’étonnes !
Dino : En plus, c’est la première fois que j’étais dans un stand de Formule Un, alors j’étais impressionné, j’ai regardé partout et j’ai fais tomber un pistolet compresseur, tu sais, ça sert à changer les roues… c’est vachement lourd ces trucs. Enfin, je l’ai reposé vite fait bien fait là où il était et je suis parti, ni vu ni connu.
Enzo : Quelque chose me dit qu’on n’est vraiment pas près de te revoir dans le stand McLaren toi !
Dino : Martin va oublier toute cette histoire. De toute façon, là je prend le même vol que Bourdais, donc ça se trouve, à Bahreïn, je vous parlerai depuis les stands Toro Rosso.
Enzo : C’est une bonne idée, là au moins, si tu fais une boulette on pourra toujours mettre ça sur le dos de la fiabilité de la voiture.
Dino : Désolé, Enzo, je n’ai pas entendu ta phrase, j’ai eu une coupure de communication.
Enzo : Je te demandais si tu avais un pronostic pour la prochaine course, tes déductions ont l’air bonnes en ce moment.
Dino : Oh, je dirais que Kimi va l’emporter et que Massa va se classer deuxième devant Hamilton. Les Ferrari étaient très bonnes dans le désert, mais bon, on peut avoir des surprises, y avait pas de véritable valeur étalon là-bas cet hiver.
Enzo : Dans ce cas, Dino, nous espérons pouvoir te retrouver pour la prochaine course, que tu auras vu. Quand à vous tous, nous donnons rendez-vous, dans 15 jours, à Shakir pour le Grand Prix de Bahreïn. Sinon, Dino, tu rentres à la maison entre les deux Grand Prix, qu’on voit s’il faut prévoir un troisième couvert ?
Dino : Oui, oui, de toute façon, il faut que je lave mon linge, j’ai perdu une de mes valises, en cours de route, et ça fait 3 jours que je porte le même caleçon.

Publicité

Publié dans 2008 : les courses

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Mdr le coup des lunettes action man trop marrant!! 
Répondre
C
Enorme le coup de "j'ai fait tomber un pistolet compresseur !" On comprend mieux la cause du problème de Lewis au stand alors ! Continuez bien !!
Répondre
F
N'importe quoi, mais trop marrant!Ce qui est le plus drôle, c'est qu'au milieu de toute ces blagues, il y a une vraie analyse!Une fois de plus, chapeau les gars, un plaisir de vous lire!
Répondre
F
Oh le taré ce Dino
Répondre